L’alimentation joue un rôle direct dans le développement et le fonctionnement du cerveau de l’enfant : elle lui apporte l’énergie et les nutriments (glucides, protéines, oméga-3, fer, iode, vitamines B) dont il a besoin pour grandir, se concentrer et apprendre. Entre 4 et 5 ans, le cerveau peut consommer plus de 40 % de l’énergie de l’organisme au repos : bien nourrir le cerveau de l’enfant est donc essentiel, en particulier pour ceux qui doivent mobiliser davantage de ressources pour se développer et s’adapter.

Grandir, apprendre, se concentrer, s’adapter… Tout cela demande au cerveau de votre enfant énormément de ressources. Et son alimentation joue un rôle essentiel pour lui apporter l’énergie et les nutriments dont il a besoin !

L’enfance est une période cruciale pour votre enfant !


C’est une période très intense de croissance et d’apprentissage, durant laquelle il construit son corps, ses tissus et ses organes. Mais il intègre aussi une multitude de savoirs, de compétences et de comportements qui l’accompagneront toute sa vie.


Chaque jour, Il doit observer, ressentir, analyser et intégrer une quantité considérable d’informations provenant de son environnement. Il apprend à parler, à marcher, à comprendre ce qu’il voit et ce qu’il entend, à mémoriser, à raisonner… Il apprend aussi progressivement à gérer ses émotions, à organiser ses actions, à faire des choix et à trouver sa place parmi les autres.

En bref, jusqu’à l’âge adulte, il effectue un travail de grande envergure, qui dépend d’un formidable chef d’orchestre : son cerveau.

Votre enfant est peut-être assoiffé de découvertes, plein d’énergie et de curiosité, et apprend facilement.


Mais pour certains enfants, les choses peuvent être plus compliquées.

Ce grand travail de développement peut leur demander davantage d’efforts. On a peut-être décrit votre enfant comme difficile, déroutant, très agité ou au contraire très en retrait, très (trop !) sensible, maladroit, réactif ou même décalé.

Il a peut-être du mal à comprendre certaines consignes, à rester concentré, à s’organiser ou à accepter les changements de dernière minute.


À l’école, apprendre, rester attentif, écrire, s’organiser ou simplement trouver sa place parmi les autres peut lui demander beaucoup d’énergie.


Certains de ces enfants expriment bruyamment leurs difficultés ; d’autres les vivent avec beaucoup plus de discrétion. Chaque enfant est différent !

Derrière ces comportements se trouvent pourtant des enfants très curieux, intelligents, sensibles, qui doivent simplement mobiliser davantage de ressources pour apprendre, se développer et s’adapter à un environnement qui ne correspond pas toujours à leur façon de fonctionner.

Chez ces enfants, le cerveau est fortement sollicité au quotidien, alors même
qu’il est encore en pleine construction.


Pendant l’enfance, le cerveau connaît une activité extraordinaire. Des connexions entre les neurones se créent, certaines se renforcent, d’autres sont progressivement éliminées. Les différents réseaux cérébraux se spécialisent et apprennent à travailler ensemble. Chaque expérience participe à cette organisation progressive.


Tout cela nécessite des ressources.


Car le cerveau n’est pas seulement le chef d’orchestre du développement de votre enfant : c’est aussi l’un des organes les plus gourmands de son organisme.


Chez l’adulte, alors qu’il ne représente qu’environ 2 % du poids du corps, le cerveau utilise près de 20 % de l’énergie consommée par l’organisme. Chez le jeune enfant, cette proportion est bien plus importante : autour de 4 à 5 ans, le cerveau peut mobiliser plus de 40 % de l’énergie dépensée par l’organisme au repos.


Une part considérable de l’énergie disponible est donc mobilisée pour lui permettre de fonctionner et de se développer. Et les ressources nécessaires à ce travail proviennent en grande partie de l’alimentation.

Le cerveau ne mange évidemment pas directement ce que l’enfant à mis dans son assiette. Après le repas, les aliments sont digérés, puis transformés en éléments beaucoup plus petits, appelés nutriments : glucose, acides aminés, acides gras, vitamines, minéraux…


Ces nutriments passent dans le sang, puis sont transportés jusqu’au cerveau pour nourrir les différentes cellules cérébrales.


Le cerveau n’est pas uniquement constitué de neurones, qui transmettent et traitent l’information. Il abrite également d’autres cellules, comme les astrocytes, les oligodendrocytes ou encore les cellules microgliales, dont le rôle est de nourrir et protéger les neurones, entretenir leur environnement et participer au bon fonctionnement du cerveau. Elles ont aussi besoin de nourriture !


Une partie de ces nutriments fournit aux cellules cérébrales leur carburant. Une autre apporte les matériaux nécessaires à leur construction et à leur entretien. D’autres permettent les innombrables réactions chimiques nécessaires à son fonctionnement.


Le cerveau a donc de grands besoins, et pas seulement en calories ! Il lui faut des protéines et leurs acides aminés pour fabriquer les messagers chimiques, des graisses de bonne qualité, indispensables aux membranes des cellules cérébrales ; mais aussi une multitude de vitamines et de minéraux qui participent à la production d’énergie, à la communication entre les cellules et à de nombreuses autres fonctions.

Le cerveau de votre enfant est un organe très gourmand : même quand il dort, il mange !


Contrairement au foie ou aux muscles, le cerveau ne sait pas vraiment faire de réserves pour ses petits coups de fringale. Il dépend donc de ce que le corps lui apporte en continu, à partir de l’alimentation.


Et pour lui, la qualité compte autant que la quantité. Trop ou trop peu d’aliments énergétiques peuvent impacter son fonctionnement.

Les glucides, ces sucres présents dans de nombreux aliments comme les fruits, le miel, mais aussi les pommes de terre, le pain ou les pâtes, représentent une source d’énergie essentielle pour le cerveau. Durant la digestion, ils sont transformés en glucose, le principal carburant des neurones.


Mais il existe un mythe très répandu : la fameuse équation “plus de glucides = plus d’énergie”. Mais en réalité, c’est souvent l’inverse : trop de glucides de mauvaise qualité peut altérer la concentration de l’enfant.


En effet, il existe un autre carburant dont le cerveau raffole particulièrement : les cétones (ou corps cétoniques). Lorsque les neurones ont le choix, il se pourrait même qu’ils préfèrent volontiers les cétones au glucose, car elles constituent une source d’énergie très efficace pour le cerveau. Très prisées par le cerveau, elles contribuent également à entretenir et réparer ses tissus.


Ces cétones sont fabriquées par le foie, à partir des graisses de l’alimentation, notamment lorsque les glucides sont présents en quantité basse ou modérée. À l’inverse, lorsqu’il y a beaucoup de glucides, la production de cétones diminue fortement. Et le cerveau est privé de ce super carburant !


C’est pourquoi, les spécialistes du cerveau recommandent de limiter les apports excessifs en sucres rapidement assimilés lorsqu’on cherche à mieux soutenir son fonctionnement.

L’énergie ne suffit pas. Pour grandir et se construire, le cerveau a aussi besoin de matériaux nombreux et variés !


Les protéines sont essentielles. Présentes dans les viandes, les poissons, les œufs, les laitages, les lentilles, les pois chiches, ou encore le tofu, elles apportent les acides aminés nécessaires à la fabrication de nombreuses molécules cérébrales, dont les fameux neurotransmetteurs, ces messagers qui participent à la motivation, à la concentration, à la mémorisation, mais aussi à la détente ou au sommeil.


Les graisses participent à la structure même du cerveau : les oméga-3, et en particulier le DHA, sont des constituants importants des membranes des neurones.


Mais les micronutriments ont aussi un rôle essentiel. Le fer par exemple, permet de transporter l’oxygène jusqu’au cerveau, de produire de l’énergie et de fabriquer de la dopamine. L’iode quant à lui, est un véritable chef d’orchestre de la croissance cérébrale : il est indispensable à son développement. Les vitamines B6, B9 et B12 forment une véritable équipe de bâtisseuses, de gardiennes et de messagères. Le zinc est aussi un véritable couteau suisse qui participe à de très nombreuses réactions nécessaires au développement et au fonctionnement du cerveau. Sans oublier les vitamines D, C ou A qui, chacune à leur manière, participent à la protection et au développement cérébral.


C’est précisément pour cette raison que la variété et la richesse nutritionnelle des aliments proposés à l’enfant sont si importantes.


Le cerveau ne vit pas isolé du reste du corps. Il reçoit en permanence des informations provenant du reste du corps : l’intestin, le foie, les muscles ou encore le système immunitaire. Tous envoient au cerveau des signaux qui peuvent influencer fonctionnement, favorablement ou défavorablement. Le dialogue intestin-cerveau en est un exemple bien connu, mais bien d’autres voies de communication existent.


L’alimentation peut donc agir à plusieurs niveaux : elle nourrit directement le cerveau, mais influence aussi le fonctionnement des organes et systèmes qui communiquent avec lui.


Par les choix alimentaires que nous faisons pour nos enfants, nous pouvons donc contribuer activement à créer, dans l’ensemble de l’organisme, un environnement plus favorable au fonctionnement du cerveau.

Lorsqu’un enfant doit mobiliser plus de ressources pour grandir, apprendre, se concentrer ou s’adapter, bien nourrir son cerveau prend encore plus d’importance.


Cela passe d’abord par une alimentation variée, riche en aliments de qualité, capables de lui apporter l’énergie et les nutriments dont il a besoin. Mais certains micronutriments peuvent être plus difficiles à trouver en quantité suffisante dans l’alimentation d’aujourd’hui, encore davantage lorsque l’enfant est un petit mangeur ou un mangeur difficile.


Il existe heureusement plusieurs façons d’enrichir ses apports : mieux choisir les aliments, varier les sources, privilégier les aliments naturellement denses en nutriments, mais aussi, il peut être utile aussi d’avoir recours à des compléments alimentaires pour compléter certains apports.


Bien nourrir le cerveau de son enfant extraordinaire, c’est possible et cela s’apprend ! Cela permet de lui donner, jour après jour, un petit coup de pouce et de meilleures ressources pour grandir, apprendre et développer tout son potentiel.


Vous trouverez sur ce blog de nombreuses informations sourcées scientifiquement, des astuces et des recettes qui vous permettront, pas à pas, de faciliter les repas tout en boostant son assiette !


Bienvenue dans la famille NYOKIDS.

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